15ème réunion des Autorités Nationales à Banjul

Du 18 au 20 juillet 2017, s’est tenue à Banjul, en Gambie, la 15ème  réunion régionale des autorités nationales des Etats parties d’Afrique à la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques, sous la grande thématique visant le Renforcement de capacités des Autorités Nationales de l’Afrique afin de leur permettre de s’acquitter intégralement des obligations et dispositions de la convention sur l’interdiction des armes chimiques.

 

La cérémonie d’ouverture de cette réunion a été présidée par Monsieur ASSAN Tangara, Directeur de Cabinet du Ministre de la Défense de la Gambie, qui a dans son mot de bienvenue, indiqué que la lutte contre les armes de destruction massive était devenue un facteur de paix et de sécurité internationale. Il ajoute à ce sujet qu’en faisant de l’élimination totale des armes chimiques, lesquelles représentent une menace grave pour l’humanité de nos jours, une question fondamentale de la communauté internationale, les Etats parties à la Convention sur l’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC), ont mis en évidence les risques que constitue la détention de ces armes par des entités aux desseins abominables. Pour finir son propos, il a décliné les buts et objectifs de la rencontre de Banjul en précisant que cette réunion vise principalement un partage d’expériences et un renforcement de la collaboration et du partenariat entre les Autorités Nationales des pays d’Afrique.

A sa suite, Monsieur HAMZA Khelif, Directeur de la coopération internationale et de la division de l’assistance de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), après avoir présenter l’état d’avancement de la mise en œuvre de la convention au plan mondial, a souligné que l’Afrique se trouve au centre des préoccupations de l’OIAC, ceci du fait qu’elle mène, malgré les défis qui se pose à son développement, des actions salutaires en vue de la mise en œuvre de la CIAC. Pour M. HAMZA, les pays africains sont toujours vulnérables aux menaces des armes chimiques, car il manque dans  la plus part de ces Etats, le cadre législatif qui règlemente la circulation des produits chimiques. A ce problème, il faut ajouter le manque de plan de protection nationale, la non maitrise de la chaîne de production et des mesures de sûreté et de sécurité des produits chimiques.  A cet égard, il a confirmé la disponibilité de l’OIAC à soutenir les efforts des Autorités Nationales des pays Africains dans l’accomplissement des obligations de la Convention et exhorté tous les pays d’élaborer une législation permettant le contrôle des activités liées aux produits chimiques au plan national.

A la fin de cette cérémonie d’ouverture, les travaux de la rencontre se sont déroulés en deux phases. La première phase a été consacrée aux débats en plénière et la deuxième aux échanges en groupe sur les meilleures pratiques concernant l’application de la convention.

 

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